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Le Premier ministre Modibo Keïta a présidé, vendredi à l’hôtel Radisson Blu de Bamako, la cérémonie d’ouverture des travaux de la 21è Conférence interafricaine de la prévoyance sociale (CIPRES).

 

C’était en présence du ministre de la Solidarité, de l’Action humanitaire et de la Reconstruction du nord, Hamadoun Konaté, et de plusieurs autres membres du gouvernement, du secrétaire exécutif de la CIPRES, Innocent Makumbou, et du maire de la Commune IV, Siriman Bathily, hôte de l’événement.

Créée le 21 septembre 1993 à Abidjan, la CIPRES est un organisme intergouvernemental d’harmonisation des législations de prévoyance sociale des États membres. Il joue un rôle d’appui, de contrôle, d’amélioration des techniques d’administration et de gestion des caisses. Le ministre Konaté a expliqué que la constance dans l’effort de cet outil d’intégration sociale, de conseil, d’orientation et de gestion des institutions de prévoyance sociale, lui a valu une notoriété reconnue au plan international. Être affilié à la CIPRES est désormais un label de qualité et de performance pour les institutions de prévoyance sociale des pays membres de l’organisation.

Le gouvernement du Mali a mis en place un dispositif de prévoyance sociale composé de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS), la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS), l’Agence nationale d’assistance médicale (ANAM) et la Caisse nationale d’assurance maladie (CANAM). Le volet le plus important de ce dispositif national de protection sociale est celui de l’assurance maladie obligatoire. Lors de sa 19è session ordinaire, la CIPRES a demandé et obtenu l’affiliation de la CANAM. Ce qui a permis à la caisse de renforcer la qualité de sa gestion et de rendre plus saine sa relation avec les organismes de gestion.

Après une expérience heureuse des précédentes affiliations de notre pays à la CIPRES, les pouvoirs publics s’apprêtent à présenter lors de la présente session, la requête d’affiliation de la CMSS. « Nous avons les mêmes soucis et préoccupations quant à la solidité et à la pérennité de nos systèmes de financement de la prévoyance sociale, surtout pour les régimes vieillesse », a indiqué Hamadoun Konaté. Ces régimes vieillesse ont, en effet sur notre continent, la double faiblesse d’une petite couverture des populations actives et d’un déficit structurel des régimes de retraite. Cette préoccupation commune à tous les membres de la CIPRES sera un chantier plus facile à concevoir et à mettre en œuvre au plan régional qu’au niveau local, a souligné le ministre Konaté.

Le secrétaire exécutif de la CIPRES a dressé un bilan positif de l’organisation, en notant beaucoup de progrès réalisés. Au plan législatif par exemple, 13 États sur 15 ont ratifié les textes révisés de la CIPRES. Cependant, il reste du chemin à faire. Innocent Makumbou a insisté auprès des pays membres sur le paiement des arriérées de cotisations. Le paiement régulier et dans les délais requis de ces contributions, est crucial pour le fonctionnement de l’organisme, a-t-il souligné.

Après avoir apprécié le travail remarquable de la CIPRES, selon ses propres termes, le chef du gouvernement, Modibo Keïta, a développé quelques réflexions sur le rôle l’organisme. Il a ainsi établi le lien entre la prévoyance sociale et la culture en mettant l’accent sur les valeurs de solidarité qui caractérisent les sociétés africaines. Il a aussi fait jeté un pont entre la protection sociale et le développement, la protection sociale et la sécurité tout court. Car, sans sécurité et paix, on ne peut aspirer à aucun développement, y compris social, a estimé le Premier ministre.

Cette 21è session portera notre pays à la présidence de l’organisation jusqu’à la prochaine conférence et enregistrera l’affiliation d’un nouveau membre, Madagascar.

C. A. DIA

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